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Vingt et unième jour


Elle regagna son petit studio avec les cadeaux qu’elle avait reçu et s’installa sur son lit avec une part de gâteau et le livre sur l’histoire des météorites qui avaient percuté la terre depuis la nuit des temps. Elle décida de commencer par la première, celle qui avait soit disant mené à l’extinction des dinosaures au Yucatán. Cela lui rappela l’un de ses films préférés, elle décida de reprendre son carnet pour continuer sa nouvelle.

Le groupe de “mini dinosaure” attendaient, attentif aux mouvements dans les herbes hautes. Ils étaient plutôt opportunistes et se nourrissaient des cadavres d’animaux bien trop gros pour qu’ils puissent les attraper. Mais l’arrivée d’une femelle tigre à dents de sabre et de ses petits les fit se disperser dans de petits piaillements aigus de contrariété.

Elle traquait le troupeau d'herbivores depuis quelques heures et avait repéré sa proie, un vieux stégosaure qui avait tendance à se tenir à l’écart du troupeau, ne restait plus qu’à créer une diversion. Elle allait se faufiler près des jeunes stégosaures, quand un premier bruit fracassant résonna à travers toute la vallée. Le temps sembla s’arrêter tandis que tous levaient la tête pour déterminer l’origine du bruit, tandis que résonnait à nouveau le bruit, comme si une montagne s’écroulait, puis il n’y eut plus rien. Le silence ne dura qu’un instant avant que la panique ne s’empare de ceux qui se trouvaient dans la zone de détonation.
On aurait même dit qu’une sorte de nuage de poussière s’écoulait d’un trou dans le ciel.

Peu à peu, un calme approximatif revint dans la vallée, tandis que les prédateurs et les herbivores s’approchaient de la zone de détonation. Les premiers à se ressaisir furent les (petits ptérodactyles), peut-être sentirent-ils cet appel de l’inconnu, d’un nouveau ciel à explorer. Ceux qui n’avaient pas d’ailes prirent plus le temps d’observer ce nouvel environnement. La pierre noire massive de forme cubique continuait de rougeoyer sur deux bandes au centre de ses faces, si bien que nul ne s’en approcha, elle avait percé le ciel, provoquant l’effondrement de celui-ci. Un rayon de soleil perça à travers le nuage de poussière. Les habitants de la vallée observèrent les conséquences de la chute du caillou : une pente qui s'élevaient jusqu’au bord du ciel.

Ce furent finalement les plus petits qui suivirent ceux qui s’étaient envolé à travers ce trou. Les petits mammifères qui furent suivis par les herbivores, puis par les carnivores comme si les maîtres de la vallée hésitaient à s’aventurer sur un territoire où ils ne seraient pas forcément le sommet de la chaîne alimentaire.

Ils arrivèrent dans ce qui se révélait l'Afrique, au pied du mont Kilimandjaro qui n’était plus aussi imposant qu’autrefois, puisque c’est lui qui avait permis la création de la pente quand il s’était effondré dans le trou. Les animaux terrestres prirent la fuite devant le troupeau, et les touristes en safari furent très surpris de découvrir des stégosaures, des diplodocus et un couple de Tyrannosaurus rex les observer. Puis ils s’enfuirent pour ne pas se faire dévorer. C’est ainsi que la nouvelle commença à se répandre sur le monde, les dinosaures existaient encore et ils se trouvaient dans un monde perdu.

Commentaires

  1. Clins d'oeil évident à Jurrasic Park, le premier est subtil.
    J'ai eu un peu de mal à visualiser la scène avec ces dinos. Il manque sans doute un peu de détails sur la topographie des lieux et l'ambiance ; ce qui aurait permis de laisser émerger des images dans mon imaginaire.
    Les tigres à dents de sabre se nomment des Machaïrodontes (prononcer Makaïrodontes) :-)
    Petite répétition disgracieuse à la phrase "déterminer l’origine du bruit, tandis que résonnait à nouveau le bruit".
    (le premier "bruit" devrait être remplacé par "détonation" et le second complété par "bruit assourdissant").

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